Les bateaux de Camaret

La médaille

En avril 2026 un garagiste de la presqu’île trouve au fond d’un tiroir d’établis une médaille de sauvetage oubliée depuis plusieurs décennies.
Sur cette médaille il est écrit que ‘Jean Marchand patron pêcheur – Sauvetage de deux hommes – 9 septembre 1903‘.

Nous avons cherché à en savoir un peu plus sur ce sauvetage.

Le 9 octobre 1903, à 7 heures 15 minutes du matin, le chef guetteur Riou, du sémaphore de la Pointe des Pois, aperçoit une chaloupe de pêche qui venait de chavirer à environ 400 mètres à l’ouest de la pointe de Toulinguet. Il donne l’alerte.
Mr Pouff secrétaire du comité local ordonne d’armer le canot de sauvetage, « Comte et Comtesse du Dognon » qui fut mis à l’eau à 7 h. 45. Celui-ci se dirigea sur le lieux du sinistre, où il arrivait à 8 h. 45.

Au même moment (7h 15 )un bateau sort de Camaret pour rejoindre ses lieux de pêche, c’est « L’asile du bas peuple », un sloop de 10 m commandé par Jean Marchand. En passant la pointe du Gouin l’équipage aperçoit lui aussi la chaloupe, Jean Marchand raconte :

Le 9 octobre 1903, vers 7 heures un quart du matin, me rendant sur les lieux de pêche dans la baie de Dinant, j’aperçus à environ 400 mètres dans l’ouest du Toulinguet, une chaloupe qui venait de chavirer sous une forte rafale.
Bien que la mer fût démontée, je me portais immédiatement sur le lieu du naufrage, où j’arrivai vers 8 heures après beaucoup d’efforts, la mer, le vent et le courant retardant considérablement la marche de mon bateau.
Je réussis, aidé de mon équipage, à sauver des marins du bateau naufragé, qui avaient réussi à saisir deux avirons et une planche qui se trouvaient fort heureusement à leur portée. Malheureusement le patron et l’un des matelots avaient disparu et, après une heure de minutieuses recherches, je ne pus arriver à les découvrir. J’arrivai à 10 heures du matin au port de Camaret, où je débarquai 2 matelots que j’avais réussi à sauver du naufrage
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Le canot de sauvetage « Comte et Comtesse du Dognon »  arrivé sur place à 8h 45 continua les recherches en vain.
Le bateau naufragé était le canot « Deux Frères » de Douarnenez ( 9 mètres). Il a été retrouvé deux jours plus tard quille en l’air par le « Fleur des eaux » de Camaret qui l’a ramené avec ses voiles et ses ancres.
Deux disparus (le patron Henri Le Maout, 23 ans, et le matelot Emmanuel Le Mao, 20 ans), et deux novices survivants (Friant et Velly). (Almanach du Marin Breton, 1904:60).

Bateaux concernés